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Chapelle du Sacré-Coeur d'Ernemont.

Les façades austères des édifices religieux dissimulent souvent des espaces qui ne manquent pas d'intérêt. La chapelle du Sacré-Coeur d'Ernemont, à Rouen, est certainement de ceux-ci. Voici une courte présentation de cet édifice et de l'histoire de la congrégation du Sacré-Coeur d'Ernemont.

Merci à ; Mère Thérèse, mère supérieure générale, Mère Marie-Isabelle, supérieure de la congrégation, et Michel Limare, directeur de la maison de retraite, qui, pendant quelques heures, ont accepté de conduire une visite de cette magnifique chapelle. Cet exposé s'appuie sur les textes d'un livret réalisé en 1989, par les religieuses de la congrégation.

Nous sommes au mois de mars 1690 à Ernemont-sur-Buchy, un petit village à vingt-cinq kilomètres au Nord-est de Rouen. Messire Barthélémy de Saint-Ouen, haut Justicier et Patron d'Ernemont, Conseiller du Roy et Maistre Ordinaire en sa chambre des Comptes de Normandie, établit avec son épouse Dorothée de Vandisme, une école pour la formation chrétienne des filles et femmes de la paroisse.
La France à cette époque est dirigée par une monarchie absolue. Louis XIV a mis en place un État centralisé et absolutiste. Dès le mois de mai 1682, Versailles est la résidence officielle du roi et de sa cour. Versailles, puissance royale, la monarchie devient une monarchie de droit divin. Voulant renflouer les caisses de l'Etat, il décrète dix-sept édits. Seulement, il dépense à la guerre tout l'argent que Mazarin puis Colbert s'évertuent à faire rentrer dans les caisses de l'État. Sous Mazarin, la pression fiscale sera à l'origine de nombreuses rébellions aussi bien aristocratiques, la Fronde, que populaires les Jacqueries. A côté des châteaux et maisons bourgeoises la misère du peuple est importante, les maladies et épidémies se succèdent.

Le roi ayant demandé que des bureaux de charité soient créés dans toutes les paroisses, Barthélémy de Saint-Ouen, baron d'Ernemont, et son épouse fondent un petit hôpital de deux lits, pour accueillir les pauvres, malades, auxquels seront fournis aliments et remèdes jusqu'à leur guérison. Ils confient ces oeuvres à trois jeunes filles pieuses et dévouées.
A la suite d'une supplique de Barthélémy de Saint-Ouen, en avril 1698 l'archevêque de Rouen au cours d'une visite pastorale, rend une ordonnance dans laquelle il érige les soeurs d'Ernemont en congrégation. En janvier 1699, Louis XIV accorde des lettres patentes portant confirmation de l'établissement des soeurs hospitalières et maitresses d'écoles d'Ernemont.
C'est ainsi que débute modestement la Congrégation des soeurs du Sacré-Coeur d'Ernemont. En 1711, la congrégation s'installe à Rouen, rue du Renard, puis en 1727 dans le quartier Beauvoisine. La rue prendra le nom de la congrégation. Un siècle plus tard, la chapelle s'avère trop petite, une autre, s'ouvrant sur la route de Neufchâtel, la remplace en 1842, érigée sous la direction de l'architecte Charles-Auguste Barre. Supprimée en 1790, la communauté sera rétablie en 1803.

Un petit joyau.
La chapelle est un petit joyau où tout est harmonie. La nef, complétée de collatéraux, est délimitée par une double rangée de colonnes corinthiennes supportant la voute aux arcs parfaits. De chaque côté du transept se trouvent deux chapelles avec deux statues originales de la Vierge (début 16ème siècle) et du Christ. Au milieu du choeur, le maitre-autel en bois est de style Louis XV. Il est rehaussé du décor doré des guirlandes de pommier. L'ensemble des magnifiques boiseries du choeur, du transept, du trône abbatial et des stalles datent du 18ème siècle et proviennent de l'abbaye de Prières, diocèse de Vannes dans le Morbihan. De très beaux lustres aux pendeloques de verre, et de cristal pour trois d'entre eux, éclairent l'ensemble de l'édifice. L'orgue, un Cavaillé-Coll, de dix-sept jeux, situé au-dessus de l'entrée de la nef, date des années 1927-1930.

Les voix du choeur.
A la veille de la fête de Noël quoi de mieux pour les chrétiens que de chanter le "Gloria" de Vivaldi, un hommage à la gloire de Dieu. Samedi 11 décembre 2010, en fin de journée, à l'initiative de la maison de retraite du Sacré-Coeur d'Ernemont, les cents choristes des choeurs de l'agglo de Rouen et la vingtaine de musiciens de l'ensemble orchestral de Saint-Etienne-du-Rouvray, avec Anne-Cécile Laurent, Leïla Galleb et Marina Haquet, solistes, Lionel Coulon, organiste de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, dirigés par Didier Beloiel ont transmis une grande émotion au public : « l'acoustique de cette chapelle est excellente », précisait l'organiste qui ajoutait : « de nombreuses oeuvres pour orgue ont été écrites, sur les orgues des églises de Rouen ».

Informations supplémentaires

  • Latitude: 49.443232
  • Longitude: 1.099971
  • Adresse: Rouen, France
Lu 3335 fois Dernière modification le mercredi, 16 octobre 2013 08:41
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