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mercredi, 18 septembre 2013 00:00

Afrique à cœur - 4/6

Écrit par 
De l'autre côté du Tropique du Cancer.Sans nouvelles depuis une quinzaine de jours, nous retrouvons avec plaisir nos amis qui viennent de fêter l'anniversaire de Jean-Jacques, un de leurs amis.

Samedi 26 janvier, le groupe franchit la ligne symbolique du Tropique du Cancer, un des cinq parallèles les plus connus, du Nord au Sud, Arctique, Cancer, Equateur, Capricorne et Antarctique. Ils retrouvent, ce jour là, un autre couple d'amis, Marybel et Michel, ensemble ils devaient poursuivre en direction de la Mauritanie. Leurs discussions portent sur la déception de ne pouvoir aller jusqu'au terme de leur voyage, en Afrique de l'Ouest. Dans ces conditions de voyage, il faut improviser. La journée à Barbas est calme, les visites sont rapides, certains lieux sont délabrés; camping inoccupé, idem pour un restaurant et une mosquée. Au port, s'ils peuvent assister au retour des pêcheurs, ils ont une interdiction de prendre la moindre photo de la pêche !

48 heures plus tard, ils doivent quitter Marybel et Michel qui prennent la route, Guy, Kathy, Fan-Fan et Jacques optant pour la tôle ondulée de la piste, sur 300 km. Il y en a qui aiment se faire du mal, n'est-ce pas ! Tous les six se retrouveront dans quelques jours à Dakhla. L'itinéraire qu'ils ont choisi leur donne satisfaction par la beauté des paysages rencontrés. C'est à en oublier les massages lombaires qui sont une option obligatoire, pour chaque organisme, sur l'ex piste du Paris-Dakar. La température à l'intérieur des véhicules oscille entre 37° et 41°. A l'exception d'Athos, le toutou, qui souffre d'une gastro, rapidement enraillée, tout le monde va bien et le moral est bon.

Le lendemain 30 janvier, quelques temps après le départ, la radio s'emballe sous la voix de Fan-Fan : « deux gazelles à notre droite ! ». Elle explique : « depuis le temps que je sillonne le désert, c'est la deuxième fois que j'en vois. Nous en prenons plein les mirettes un bon moment. Elles galopent avec une belle légèreté. On pourrait croire qu'elles volent au-dessus du sol ». Les appareils photos sont bien rangés, dommage. Les troupeaux sont rares sur l'itinéraire : « il y a suffisamment de végétation cette année et les bergers restent à proximité des villages » poursuit Fan-Fan.

En fin de journée, ils établissent un bivouac à une trentaine de kilomètres de la Sebkha d'Imlili. Une Sebkha désigne une plaine saline périodiquement inondée, en milieu désertique. Les fortes températures provoquent une évaporation qui laisse une croûte caractéristique. Ces zones sont proches de la nappe phréatique. Au moment de l'évaporation, l'aspiration naturelle provoque en surface un dépôt de sels de calcium, de gypse, d'anhydride et de sodium. Cette croûte est ce que nous appelons « Rose des sables ». On connaît trois types de sebkha ; fluvio-lacustre, inter-dunaire et marine ou côtière.

Bien que connaissant cette région de l'Afrique, le groupe d'amis reste toujours étonné de l'évolution du paysage : « il change et devient très vert et nous sommes étonné de voir autant d'arbustes pousser dans les dunes. Le sable, très mou, est gorgé d'eau salée. Du haut de la falaise nous pouvons admirer un alignement de trous d'eau salée, de plusieurs mètres de diamètre ».

Bien que tout véhicule soit interdit sur cette plage de sable blanc, un militaire de la Marine Royale Marocaine, les autorise à prendre le repas de midi sur le site de Porto Rico déclaré « Réserve royale ». L'ensemble du littoral occidental est placé sous la surveillance de la Marine Royale.

Après une nuit sur « la plage des français » à soixante kilomètres de Dakhla, avant de repartir ils débutent leur journée par une promenade sur le rivage, et un ramassage de coquillages et d'araignées de mer, que leur ami restaurateur de Dakhla, leur préparera. Ils n'oublieront pas, bien sûr, une dégustation d'huîtres, dont ils se régalent à chaque fois, accompagnée d'un bon vin blanc français.
L'étape au camping Moussafir permet à Kathy et Fan-Fan de s'occuper de la lessive, pendant que Guy et Jacques s'occupent de l'entretien des deux véhicules, certaines pièces étant remplies du sable des pistes. D'autres sont à remplacer, elles n'ont pas résisté aux pistes marocaines.

Un voyage perturbé, des chemins différents.

A cause de la fermeture des frontières, nos amis sont contraints de rester au Maroc : « Nous sommes à Dakhla et nous ne sommes pas très chauds pour remonter vers le nord du Maroc, les températures sont plus basses », nous informent-ils. Ne vous inquiétez pas en France aussi il y a des températures, basses et nous pouvons ajouter humides et enneigées dans certaines régions.

Pour le groupe, les opérations de « survie » se poursuivent, les pauvres. Aux menus, huîtres et langoustes. Sachez les amis que, par solidarité, moralement et surtout virtuellement, nous partageons vos difficultés gastronomiques, que vous ne pouvez partager avec nous, que par écrit, complétées de quelques photos...

Le voyage est compromis, mais le Maroc est vaste et il y a certainement encore à découvrir ou à revoir. Le 6 février, la piste les mène vers la Dune Blanche : « la dune n'est pas impressionnante, mais le paysage est magique ». Cette dune est dressée au milieu d'un lagon qui est un site de rassemblement pour les flamants roses. La chaleur et l'absence de vent les autorise à déjeuner dehors, au milieu des libellules aux ailes irisées, fragiles.

En fin de journée, un fruit ne conviendra pas à Guy et Kathy, une prune à 30 euros pour non port de ceinture de sécurité. Quelle bonne idée de ne pas suivre les recommandations de la publicité, manger au moins cinq fruits par jour !

Les journées passent et ne se ressemblent pas, le 10 février, le repas de midi, sur la plage des français, sera pris enfermés dans les véhicules, le vent étant trop violent. Ils feront tout de même une balade sur la plage, suivi d'un verre pris dans un bar au bord de la lagune.
Le lendemain, la journée est plus triste, les chemins de nos amis se séparent. Pas de discorde, mais Jacques et Fan-Fan souhaitent passer encore quelques temps dans la région de Dakhla. Ils retrouveront peut-être leurs amis Marybel et Michel et revisiteront des sites. Dernier repas au restaurant et nuitée au terrain de camping Moussafir.

Guy et Kathy quittent Dakhla après un au revoir et non un adieu, tristounet et mélancolique. Ils espèrent pouvoir repartir ensemble à une autre occasion. Athomax les emmène vers Boujdour. Un itinéraire déjà effectué mais par la piste. Il feront étape au camping de la ville.

Boujdour. C'est un ancien village de pêcheurs implanté autour d'un phare du XVIIIème siècle, en 1976 la ville s'est développée prenant un essor rapide notamment grâce à son port. Une unité de dessalement a été réalisée et les recherches ont permis la découverte de réseaux d'eaux souterraines.

Galerie photo en bas de page.

Texte © Christian Pujol - Photos © Afrique à cœur (01.01.2013 au 26.02.2013)

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Afrique à cœur - 1

Afrique à cœur - 2

Afrique à cœur - 3

Afrique à cœur - 5

Afrique à cœur - 6

Informations supplémentaires

  • Latitude: 30.702287
  • Longitude: -9.834824
  • Adresse: Boujdour près de Tamri, Maroc
Lu 2186 fois Dernière modification le jeudi, 12 mars 2015 20:14
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