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dimanche, 29 septembre 2013 06:27

Un Combi pour quatre.

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Le Combi de Volkswagen, mythique précurseur « Peace and Love » des monospaces d’aujourd’hui.

Un Combi pour quatre.

Le Combi qui nous intéresse ici, a une histoire. Mais commençons rapidement par une autre histoire, celle du légendaire Combi de Volkswagen une abréviation de Kombinazionenwagen.

Les années 60 sont marquées par le premier pas de l’homme sur la lune en 1969. Cette décennie est aussi l’apogée du mouvement hippie en Europe, comme aux Etats-Unis et des grands concerts de rock, Woodstock, Ile de Wight. Un véhicule né en 1947 devient le symbole d’une génération en mal de liberté et qui se tourne vers un nouveau nomadisme.

Le Combi de Volkswagen, précurseur « Peace and Love » des monospaces d’aujourd’hui, entre dans la légende.

En 1947, Ben Pon, importateur néerlandais, aperçoit sur le site Volkswagen à Wolfsburg, un engin sans nom. Les ouvriers de l’usine l’ont créé pour faciliter le transport des charges lourdes. Ben Pon trace un croquis représentant un véhicule, avec un volant et un moteur à l’arrière, dans une carrosserie en forme de caisse. Il faudra faire preuve de conviction, pour qu’en novembre 1949 le premier Transporter sorte des chaines de fabrication. Il est construit sur la base de la « Coccinelle »* qui existe déjà. Sa forme plutôt ronde le fait surnommer Bulli, par le personnel de l’usine.

Au fil des ans le Transporter sera décliné en différentes version et sera très longtemps le véhicule de transport de référence.

* La Coccinelle sera voiture la plus fabriquée de l’histoire. Au début des années 1930 Ferdinand Porsche rêve d’une « voiture pour tous ». En 1931, il fonde un bureau d’études, à Stuttgart, avec son fils Ferry. Ils pensent à la fois à des voitures de course, et à une voiture populaire. Pour cette dernière, ils considèrent qu’il faut réaliser des économies sur sa fabrication. Surnommée «  Käfer », le cafard en Allemagne, aux Etats-Unis, elle sera la « Beetle », le scarabée et en France la « Coccinelle ». 

Titine.

Titine c’est le surnom attribué par Bruno, Sandra et leurs enfants Louis et Nina, à leur Combi. Un véhicule historique, comme l’explique le couple : « Ce combi, de 1969, a appartenu à Maurice Teynac, un grand acteur de Théâtre dans les années 50, connu notamment pour Patate, une pièce de Marcel Achard, qu'il interpréta 1 300 fois ». Marcel Teynac a tourné dans plus de soixante films sous la direction de réalisateurs comme ; Sacha Guitry, Henri Verneuil ou encore Abel Gance, en 1959, pour Austerlitz. Son dernier film, L’ami de Vincent, en compagnie de Philippe Noiret et Jean Rochefort, date de 1983. « Il détestait les hôtels. En 1969 il fait aménager le combi Westfalia de façon luxueuse pour l’époque ; mélaminé de bouleau, rideaux de velours, penderie avec glace en pieds etc. Il adorait recevoir dans son « palace », ce fût le cas pour Richard Burton et Elizabeth Taylor ».

Esprit voyageur es-tu là ?

Sandra étant une très proche parente de Maurice Teynac, au décès du comédien en 1992, son épouse propose au couple de prendre possession du Combi : « Quand nous l’avons récupéré, dans le Perche, il n'avait pas roulé depuis dix ans et affichait 35 000 km au compteur. Après avoir changé la batterie, remis de l'essence et insisté sur le démarreur, le 4 cylindres à plat de 1600 cm3 se met en route. Nous avons pu rejoindre la Normandie à 30 km/h, en perdant le pot d'échappement pendant le trajet. Les enfants étaient petits et ce mode de voyage nous a semblé convenir à notre esprit voyageur ». Le couple ne modifie pas l’aménagement du Combi et trois semaines par an, Titine part en vadrouille avec la petite famille, à travers l’Europe. Les aventures, comme les rencontres ne manqueront pas : « Après une première tentative sur la côte normande, nous embarquons pour l'Irlande. Plus tard, ce sera les Pays Bas, le Danemark, l'Angleterre, la Suède ». Tout cela ne s'est pas fait sans épisodes plus ou moins mouvementés : « Quelques souvenirs au hasard : en Irlande sur un camping du bout du monde, le dernier soir nous prononçons la phrase fatale : demain c'est le début du retour... Titine a horreur des départs, le lendemain il ne voulait pas démarrer ! Finalement nous avons pu rentrer ».

Titine pète un câble.

Arrivés en avance pour prendre le ferry depuis l’Italie en direction de la Corse, nos quatre aventuriers, décident d’un petit tour du côté de Portofino. Au retour, le ferry est en vue…

« Tous les ans avant le départ il a droit à une vérification complète ; pneumatiques, cylindres de freins, allumage, amortisseurs, carburation, dynamo. De nombreuses pièces sont neuves ». Cette fois Clémence Pasdechance n’est pas du voyage : « Il y avait des embouteillages, le moteur chauffe, nous arrivons à temps, le ferry est en vue… ». Au dernier virage, un bruit sourd… Titine vient de péter un câble…d’embrayage ! Il ne leur reste que 45 minutes avant le départ. C’est trop juste et surtout rageant lorsqu’une fois le câble remplacé on s’aperçoit qu’il ne s’agissait que d’un simple petit écrou perdu ! Il ne reste plus à la petite famille qu’à regarder le ferry s’éloigner. « Après une nuit d'hôtel et une vérification dans un garage où les mécaniciens en gants blancs étaient plus habitués aux grosses cylindrées, nous prenions le ferry suivant pour Bastia et le tour complet de la Corse ».

Feu d’artifice et étincelles.

Les malheurs de Titine sont désormais inscrits au chapitre des anecdotes et des souvenirs, comme ce dîner d’anniversaire : « nous avons fêté l'anniversaire de Bruno au milieu d'un champ dans le département de la Manche. Un dîner de chef, avec pour dessert une charlotte aux framboises accompagnée de bougies et fontaine d'artifice. Titine a failli brûler ! Il y avait plusieurs bâtonnets sur le gâteau. Ils sont tombés et nous n’arrivions pas à les éteindre. »

L’esprit baba cool est encore très présent. Ce véhicule mythique de VW a marqué plus d’une génération, traversant les époques sans prendre de rides, devenant parfois même un peu snob à force d’attirer des regards nostalgiques.

Symbole des voyages et aventures, une question brûle les lèvres, quelle a été « l’expédition » la plus lointaine ? « Pour aller en Suède nous avons pris le chemin des écoliers avec un départ de Dieppe vers Newhaven. Trois jours à Londres, puis ferry à destination du Danemark, pour rejoindre Copenhague, Malmö, Stockholm et retour par Hambourg au bout de quatre semaines ». Les souvenirs sont trop nombreux, un est pourtant très présent : « les enfants improvisaient des pièces de théâtre qu’ils donnaient aux automobilistes qui nous suivaient. Sur des panneaux ils notaient les textes des répliques dont leurs nounours étaient les acteurs. Un camping car nous a suivi de Versailles à Rouen, sans nous doubler. A une station service, nous avons fait connaissance. Il s’agissait d’un couple d’allemands le père et sa fille. Ils visitaient la France et voulaient connaître la suite du spectacle. Ils ont accepté de dormir à la maison, et nous ont rejoints en Bretagne quelques jours plus tard ».

Séquence sentimentale.

L’aventure, reste attachée à l’enfance de Louis et Nina, qui passaient leur nuit dans leur hamac respectif. L’un sous le toit en position relevée, l’autre au-dessus des sièges avant. Les parents ayant leur royale place à l’arrière. Titine qui a l’âge de ses durites et malgré tout toujours vaillant. Près pour une nouvelle virée.

Site Volkswagen ici

Galerie de photos en bas de page.

Texte © Christian Pujol - Photos © Bruno et Sandra Saas

Informations supplémentaires

  • Latitude: 49.443298
  • Longitude: 1.099885
  • Adresse: Rouen, France
Lu 7123 fois Dernière modification le vendredi, 08 novembre 2013 03:25
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