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samedi, 28 septembre 2013 12:00

Traineaux à chiens, les races nordiques aiment les aires de pulka.

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Lorsque l'on évoque les chiens de traîneaux, on imagine les grands espaces blancs nordiques, enneigés. Sans aller aussi loin il est possible, dans nos contrées, de trouver de grands espaces de rêves blancs.

La pulka est un traîneau de transport qui trouve son origine chez les éleveurs de rennes. En Laponie, les Samisen avaient développé cinq modèles, selon leurs besoins : transport de personnes, transport de chargement, transport des vivres et objets précieux, et transport de la tente (source : Les Lapons des montagnes suédoises, de Ernst Manker). Elle peut-être tiré par un skieur ou par des chiens. La pulka, jadis en bois, était tirée par des rennes.

La plus connue, toujours tirée par des rennes, n'est autre que celle du Père-Noël.

De nos jours le polyester et la fibre de verre ont remplacé le bois. Il existe sur le marché plusieurs types de pulkas, selon leur utilisation ; randonnée ou expédition. Le matériel utilisé en montagne l'hiver, pour évacuer les blessés depuis les pistes de ski, en est une variante.

Celle qui nous intéresse est plus sportive. Du mois d'octobre au mois de mars, les compétitions sont de deux types, hors neige et neige. Si les chiens restent les mêmes d'une catégorie à l'autre, la pulka est différente. Le traîneau est remplacé par un kart à trois ou quatre roues. Le nombre de chiens engagés varie de 1 à 8, parfois 10, dans les catégories ; cross, trottinette, VTT et Kart.

On compte environ trois mille pratiquant en France, répartis en deux fédérations ; la FFST (Fédération Française des Sports de Traîneau, de Ski-Pulka et de Cross Canin) et la FFPTC (Fédération Française de Pulka et Traîneau à Chiens). Si la première accepte tout type de chiens, depuis les races nordiques aux chiens croisés, la seconde revendique l'utilisation exclusive de chiens des cinq races nordiques, avec pedigree.

Le Husky sibérien de la région subpolaire Arctique, aux magnifiques yeux bleus. Le Malamute d'Alaska. S'il s'apparente au loup, il vit en meute et hurle, il n'y a pas d'autres comparaisons. Le Groenlandais c'est le chien Esquimau, il est typique du Groenland et des régions orientales de l'Arctique canadien. Le Samoyède, il gardait les troupeaux de rennes du peuple samoyède au nord de la Sibérie entre la mer Blanche et le fleuve Ienisseï. L'Alaskan Husky est une race créée au début du XXème siècle en Alaska. Elle est issue du croisement de Husky sibérien avec d'autres races de chiens de travail locaux. C'est actuellement le chien reconnu pour ses performances, sa résistance, sa vitesse et son endurance.

Bien que la FFPTC, soit une fédération particulièrement sélective, la FFST détient la délégation ministérielle à l'organisation des courses sur le territoire français et décerne les titres de Champion de France. Elle représente également la France au CIO (Comité International Olympique), dans le but de faire reconnaître cette pratique sportive, pour les Jeux Olympiques d'hiver.

Chaque race de chiens a une prédisposition. Les chiens nordiques ont la faculté de s'adapter plus facilement aux variations climatiques. D'autre part leur morphologie en fait des chiens puissants, aptes à la traction et à la course en avant de la pulka. Une promenade dans le parc des concurrents suffira à vérifier la volonté de courir des ces chiens. Une fois attelés et suivant la composition de l'équipage, deux ou trois personnes, les handlers, ne sont pas de trop pour retenir l'ensemble en complément du musher.

Tel maître, tel chien

Un chien devient ce que l'on en fait, on ne le répétera jamais assez. Un chien aimé sait le rendre. Selon le comportement de l'homme, dès les premiers jours l'avenir du chiot est tracé par son maître. C'est à l'homme de développer les qualités naturelles du chien, dans le sens qu'il souhaite. De cette éducation, le compagnon à quatre pattes sera craintif, stressé, agressif ou un ami fidèle. Une meute, comme dans toute autre société, y compris humaine, est composé de chiens aux caractères différents, il y a les dominants et les dominés. Pour affirmer sa place, les conflits sont inévitables. C'est au musher (le maître et conducteur de l'attelage) de veiller à ce que la situation ne dégénère pas. Le plus souvent sa voix suffit à ramener le calme.

« Pas de pattes, pas de chien » Il s'agît d'un adage eskimo signifiant l'importance des soins à apporter aux chiens. Que ce soit pour la course, la randonnée ou pour une expédition, leurs pattes nécessitent une attention particulière. Le contact avec la boue, les cailloux, la neige et la glace peuvent se révéler destructeurs. Pour cela l'usage de baumes et onguents spécifiques ou encore de bottines adaptées, à son importance.

Athlètes à quatre pattes.

Les compétitions se déroulent sur deux jours. A Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, se déroule depuis dix ans la dernière épreuve de la saison, sélective pour les Championnats d'Europe. Elle est conjointement organisée par la ville et le Tyee's Mushing Club Stéphanais, sous l'égide de la FFPTC. 80 attelages, venus de toute la France, se donnent rendez-vous à cette occasion, sur un parcours vallonné de type « sprint » de 7,2 km.

Après un repos prolongé une partie du printemps et tout l'été, les entraînements reprennent au mois de septembre quand les températures commencent à descendre. Les parcours d'entraînements, plus courts à la reprise, peuvent atteindre une dizaine de kilomètres, 2 à 5 fois par semaine, afin d'être au meilleur niveau pour la saison course qui va débuter, comme l'explique Yohann Henry, président du club : « L'attelage a toujours la même configuration, chaque chien a sa place. Les ordres sont donnés par le musher au chien de tête. C'est lui qui guide ses compagnons dans la bonne direction. Une dizaine de courses sont inscrites au calendrier de la saison, sur les deux circuits, hors neige et neige. Il faut leur donner une alimentation plus importante, et plus riche en protéines et matières grasses afin de les maintenir à leur poids optimum ». Véritables athlètes à quatre pattes, les chiens sont l'objet de toutes les attentions et sont régulièrement suivis par des vétérinaires.

Pendant les compétitions, les muschers doivent également être au mieux de leurs qualités physiques, quelques soit la catégorie. Il leur faut souvent courir à côté des pulkas, pour soulager les efforts des chiens. En cross, l'homme et le chien sont unis dans l'effort, réunis par une longe fixée entre la ceinture et le harnais du chien.

Le Championnat National en 2013.

En 2013, c'est un moment important qui se prépare pour les organisateurs : « nous organiserons le championnat national. C'est l'équivalent du championnat de France. Nous accueilleront entre 120 et 130 attelages, ce sera une grande fête ». L'organisation de ce championnat était un souhait depuis plusieurs années.

Sites des Fédérations: FFPTC : http://www.chiens-de-traineau.com - FFST : http://www.ffstraineau.com

Galerie photos en bas de page.

Texte et photos © Christian Pujol (18.11.2012)

Informations supplémentaires

  • Latitude: 49.382931
  • Longitude: 1.084970
  • Adresse: Saint-Etienne-du-Rouvray, Haute Normandie, France
Lu 4362 fois Dernière modification le jeudi, 07 novembre 2013 02:16

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