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mardi, 08 avril 2014 00:00

L’âne, un bon compagnon de randonnées.

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Plutôt sympathique, le plus souvent représenté gris et apprécié par les enfants, l’âne est un bon compagnon.

Plutôt sympathique, le plus souvent représenté gris et apprécié par les enfants, l’âne est un bon compagnon qui aime la douceur et préfère l’éducation au dressage. Si la randonnée pédestre se pratique depuis fort longtemps, après la nouvelle vague et celle des Yéyés et baba cool, c’est la vague à l’âne qui se développe aujourd’hui.

Un vert baudet originaire d'Afrique.

Mes premières rencontres avec l’âne, après la crèche de Noël, remontent à l’école. Le célèbre bonnet était proposé à celui ou celle qui souhaitait un petit temps calme de méditation, dans un coin isolé de la classe, afin de devenir aussi intelligent que ce sympathique quadrupède. L’éthologue Béatrice Michel en défend la thèse : « L'âne est extrêmement intelligent, sociable, gentil et tolérant. Il aime le contact avec les enfants et a besoin de beaucoup d'affection. Une tendresse qu’il rend au centuple ». Prudent, il ne fera pas une chose qu'il n'a pas comprise. Il est sûr en montagne et peut se déplacer dans les endroits les plus escarpés, en assurant le transport de charges de 30 à 40 kilos. Robert Louis Stevenson, à qui l’on doit, « L’île au trésor », en apporte la preuve dans son récit « Voyage avec un âne dans les Cévennes » en compagnie de Modestine, son ânesse.

Véritable 4 x 4 écologique aux longues oreilles, ce vert baudet, d’environ 200/250 kilos, a une consommation quotidienne plutôt sobre, une dizaine de litres d’eau aux 100 kilos. Un broutage pendant 12 à 16 heures, de jour comme de nuit, ne doit pas surprendre, il avale près de 10 kilos de nourriture par jour. Il peut vivre une quarantaine d’années.

A l'échelle de l'Histoire, l'âne demeure le second animal domestiqué mis au service du transport, après le bœuf. Selon les récentes études, il semblerait provenir d'Afrique, et sa présence à l'état sauvage est attestée dans la Vallée du Nil dès le Paléolithique Moyen (en Nubie, à Khor Musa). La présence, en Egypte, de l'âne domestique est effective dès le Vème millénaire avant notre ère, à El-Omari, puis au début du IVème millénaire à Maadi. Il faut attendre la fin du IVème millénaire pour le voir apparaître en Mésopotamie (un signe pictographique rend compte de sa présence à l'époque d'Uruk)

Très vite, l'âne devient l'animal de transport terrestre privilégié en raison de ses qualités contrastant avec quelques défauts facilement contournables. Pour le transport l’âne est équipé d’un bât, une structure en bois permettant d’accrocher les charges. Bien installé, le bât ne blesse.

Néanmoins ses besoins journaliers en eau (40L) et sa capacité de charge, entre 50 kg, l’idéal, et 100 kg, ont très vite représenté des entraves non-négligeables. Si l'archéologie renseigne peu sur son utilisation à la fin du Néolithique, l'épigraphie en raconte davantage. Ainsi, existait-il aux côtés de caravanes constituées de larges convois, destinés à acheminer les grains sur plusieurs centaines de kilomètres.

Un parcours pour deux voyages

Dépourvu de cordes vocales, le braiment qui peut être entendu à plusieurs kilomètres, plus de dix kilomètres selon la configuration du terrain, et un son produit à l’aide des narines. Il peut atteindre semble-t-il près de 90 décibels. La taille de ses oreilles correspond à une double fonction, celle de pouvoir sélectionner les sons et d’autre part de réguler la température du corps, une faculté que l’on trouve également chez l’éléphant.

L’âne est adulte vers 4 à 5 ans. Très actif sexuellement, il a besoin de plusieurs ânesses, quatre en général. La gestation des ânesses est d’environ douze mois. L’ânon, tête sa mère près d’un an.

Le camping sauvage est interdit dans le Parc National des Cévennes. Si vous ne souhaitez pas utiliser les commodités des terrains de camping, des fermes accueillantes vous donneront l’autorisation de vous installer sur leur terrain. Vous pourrez effectuer tout ou partie du Chemin de Stevenson (GR70), parcouru par l’auteur et son âne Modestine il y a plus de 130 ans. De Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard, le GR70, invite à deux voyages. L’un pour revivre l’aventure de l’écrivain, l’autre en traversant les paysages sauvegardés ; de la basse Auvergne, de la région du Gévaudan et sa célèbre bête, et enfin rejoindre le pays des Camisards.

Le GR 70, partant du Puy-en-Velay, un des points de départ vers Saint-Jacques-de-Compostelle, s’étend sur 250 km, pour rejoindre Saint-Jean-du-Gard, après avoir traversé l'Auvergne, les Cévennes et le Languedoc-Roussillon par la Haute Loire, la Lozère, l'Ardèche et le Gard.

Ne pas prendre de risques.

La montagne, qu’elle soit haute, moyenne ou basse, réserve parfois de mauvaises surprises qui peuvent gâcher une randonnée ou les vacances. Pour ne pas prendre de risques, le réseau Cévennes Ecotourisme rassemble des professionnels du tourisme ; chambres d’hôtes, gîtes, hôtels, fermes auberges et loueurs d’ânes. Situés dans le Parc national des Cévennes, tous s’engagent dans un tourisme de qualité respectueux de l’environnement et du patrimoine cévenole (cf. Charte européenne du tourisme durable, disponible en téléchargement).

La randonnée avec un âne se pratique toute l’année.

Renseignements :

Office du Tourisme de Florac

Cévennes écotourisme

Texte: © Christian Pujol - Photos: © Christian Pujol & Alain Lagrave (20.04.2014)

Informations supplémentaires

  • Latitude: 44.325173
  • Longitude: 3.594878
  • Adresse: Florac - Parc National des Cévennes, France
Lu 2899 fois Dernière modification le jeudi, 12 mars 2015 19:16

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